Les Bicloucipédistes

Monthly Archives: août 2026

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Entschuldigung !

Chouettes retrouvailles avec Marie, Nessim, Adèle et Juliette au camping inoubliable de Mandeure, près de Montbéliard.

Les filles apprivoisent le hamac comme agrée de cirque !

Bivouac bucolique au bord du canal du Rhône au Rhin

A fond les ballons dans la forêt

Visité très interactive du musée historique de Mulhouse

Passage de la première frontière du voyage. Depuis, on a dû en traverser une dizaine entre la Suisse et l’Allemagne !

Temps calme de lecture avant la nuit de camping sauvage

Premier passage en Allemagne !

Après la tempête vue du parking d’Aldi, on enfile les tenues de pluie

Selfie famille aux Chutes du Rhein (Rheinfall).

Kohlanta dans la forêt, on doit tout décharger pour enjamber un chêne déraciné par la tempête.

Superbe arc en ciel après cette journée “horrible”, selon les biclouchoupettes

Soirée récompense dans un super camping suisse à Stein am Rhein. On ne se refuse rien après une semaine de bivouac!



Vous ne l’avez sans doute pas remarqué, mais nous avons un petit jour de retard sur ce blog “de l’an 25 avant Elon Musk”.

Et pour cause, nous avons essuyé une véritable tempête, hier, entre la Suisse et l’Allemagne. Rien de moins !

Petit placement publicitaire pour Aldi, qui nous a permis d’échapper au déferlement soudain de vents très violents. Au plus fort de l’orage, juste après avoir fait nos courses, nous avons pu nous réfugier avec d’autres clients entre les portes automatiques du supermarché.

Suite à ce déluge, nous avons repris la route et constaté les dégâts, impressionnants. Des arbres pliés, déracinés, un peu partout sur notre chemin. Il a fallu escalader un chêne couché, puis contourner un autre tronc alors que le tonnerre grondait encore…

“C’est la pire journée !”, a plusieurs fois observé Mathilde, qui n’a pourtant pas manqué de courage, comme sa soeur, pour pédaler entre deux orages.

Nous avons parcouru 49 km, souvent sous la pluie, avant de trouver un endroit où camper… Nous avons cependant eu droit à une trêve touristisque, le temps de parcourir, un peu ahuris, le sentier très “instagrammable”des chutes du Rhin.

Hormis cette journée un peu spéciale, nous avançons joyeusement, chaque jour un peu plus. Le compteur affiche un total de 613 km.

Les filles ont passé leur première frontière à vélo, à Bâle. Elles sont étonnées d’être des étrangères, de ne pas comprendre la langue allemande ou de découvrir des moeurs différentes.

Le bivouac est plus compliqué ici. Nous essuyons pas mal de rappels à la loi, ce qui rend certaines situations extrêmement drôles. Il y en a tellement que nous vous les raconterons un jour de vive voix !

Depuis mardi, nous passons de l’Allemagne à la Suisse en fonction des méandres du Rhin. Les villages sont souvent très jolis, avec leurs maisons à pans de bois, on en prend plein la vue.

Ce soir, une semaine après avoir campé avec nos amis strasbourgeois Marie et Nessim, nous nous offrons le luxe d’un camping en Suisse, à Stein am Rhein. Très beau village aux murs peints, entouré de vignes qui tombent dans le Rhin.

Demain, nous aborderons la côte nord du lac de Konstanz (une pensée pour la cousine et la copine de Mathilde!), avant de rejoindre le Danube.

Encore une semaine passée, les vacances touchent à leur fin. Le voyage va pouvoir commencer ! A partir de mardi, nous sortons les manuels scolaires des sacoches bleues.

Bon courage à toutes celles et ceux qui font la vraie rentrée ! Tchüss des bords du Rhin en Suisse !


Daï daï !

C’est depuis le bord du Doubs, juste avant Clerval, que nous prenons le temps de partager ici notre première semaine de voyage à vélo en famille.

Première semaine au bout de laquelle nous sommes déjà loin… Loin dans nos têtes, loin dans les guiboles, loin sur la carte avec déjà 305 km au compteur.

Il faut dire qu’il y a de l’énergie, chez les bicloucipedistes, petits et grands confondus !

Ça fait “ding ding” sur la piste cyclable, ça chante, ça discute, ça met la musique à fond (Et oui, nous sommes entrés dans le 21 ème siècle avec une enceinte connectée). Les filles pédalent à un rythme étonnamment soutenu quand on leur met Shakira. C’est d’une efficacité redoutable ! Par respect pour les pêcheurs (et pour nos oreilles), nous baissons quand même souvent le son.

Les premiers jours ont été très “chauds” en degrés celsius. Samedi dernier, nous avons fini dans un camping avec piscine en milieu d’après-midi. Hélène et Mathilde ont très bien vécu cette adaptation au réchauffement climatique.

Dimanche, nous avons retrouvé le petit frère d’Antoine, Simon, et sa compagne Coraline, sur la voie verte à Givry. Après un pique nique gargantuesque, Papy Albert et Christiane nous ont rejoints pour le café. Ils étaient là pour ramener tonton Guillaume dans son foyer. Un petit bonus “famille” apprécié et totalement improbable !

A Chalon-sur-Saône, nous avons rejoint la fameuse Eurovélo 6, voie cyclable que nous suivrons jusqu’à Wien, en Autriche. C’est un sacré confort pour nous, parents. Et pour les filles, c’est la liberté !

Mathilde aime rester derrière le convoi pour, dit-elle, “avancer à ma vitesse”. Hélène est souvent loin devant pour jouer le rôle d’éclaireuse. Elles se retrouvent de temps en temps, de front, et testent des figures à vélo (il vaut mieux, pour nous, ne pas les voir !).

Mardi soir, nous avons eu la joie d’être hébergés chez Hélène et Yves, à Dole, dans le Jura. Une douche chaude, une lessive, un délicieux repas, une soirée musicale et un lit douillet. En plus de recharger les batteries, cette étape nous a permis de (re)découvrir des amis de nos amis saillantais, Franck et Sakina. Merci à eux!!

La vie itinérante nous mène à de nouvelles habitudes. Sans nous presser, nous adoptons un rythme assez soutenu avec une moyenne de 39 km par jour. A ce rythme, nous allons la voir, notre Italie!

Nous réalisons sur ce chemin qui débute que l’école va être présente en douceur dans notre quotidien. Chaque soir, les filles rédigent ou dessinent leur journée. Elles se couchent en lisant un bout de roman. Mercredi, elles ont observé le fonctionnement d’une écluse. Hier, à Besançon, elles ont visité le musée du temps et de l’horlogerie. Les statistiques du compteur sont l’occasion de calculs mentaux… En plus des outils de travail gentiment préparés par Maître Yoan et Maîtresse Séverine, elles auront de quoi étoffer leurs connaissances du monde qui les entoure.

Merci la vie , merci la famille et les amis ! Nous nous sentons extrêmement chanceux, même sous l’orage jurassien, de trinquer à cette aventure avec un bon petit Savagnin.

C’est le jour 1 !

L’aventure a commencé ce vendredi 14 août 2026 avec un départ à midi de Charnay Les Mâcon, en Saône et Loire.

C’est là que notre périple en amoureux s’était terminé en 2014. La boucle des bicloucipédistes est bouclée !

Un coucou à Mamie Eliane, l’arrière grand-mère des filles, qui a prévu des gâteaux pour les premiers coups de barre.

Derniers bricolages des vélos avec notre super assistant papy Didier.

Et nous voici lancés en direction de Cluny!

Tout nous semble étonnamment “normal”. Les émotions étaient presque plus fortes au moment de quitter Saillant, notre cocon auvergnat.

Nous profitons d’un pique nique pour retrouver nos amis Marie et Nessim à La Roche Vineuse. Nous les reverrons en Alsace. Si tout va bien, ils auront la carte d’identité d’Hélène qu’on a réussi à oublier (merci Lucette 🙂

Les filles sont volontaires et curieuses de tout ce qu’elles voient sur la véloroute : des cigognes, des cygnes, des ragondins, des Charolaises, des châteaux…

Dans ce climat caniculaire, nous avons la chance de traverser le tunnel du Bois Clair où il fait 11 degrés toute l’année. C’est le plus long tunnel cyclable d’Europe (et peut-être même du monde !!). Antoine fait résonner sa voix en criant : “On part en voyage!”.

Après une glace et un apéro bien mérités dans un biergarten bourguignon, nous plantons les tentes au bord de la Grosne derrière le magnifique Château de Cormatin.

35,5 km pour cette première étape!

La nuit de bivouac est très agréable. On observe les étoiles filantes avant d’aller rejoindre nos duvets.

La vie est belle. On va se donner le temps d’en profiter !