Les Bicloucipédistes

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Capitales en vue !

Sieste chahutée dans les méandres après Schlögen.
Bivouac à Linz : vue imprenable sur son industrie de la sidérurgie.
Attention au gros poisson !
Photo de famille sur un traversier
La salade de pâtes du midi qui dégénère parfois en bataille de fourchettes 😉
Les ciels incroyables du Danube
Une traversée réconfortante avec Maria et Hubert. Les filles se font offrir une tablette de chocolat.
Dodo sur la jetée avec vue à 180 degrés sur le Danube
Notre fidèle tandem repasse par le Wachau, douze ans plus tard.
Le concept de distributeur automatique de vins du vignoble nous a conquis !
Les biclou-choupettes foncent vers Vienne et Bratislava avec des joncs comme drapeaux.

Nous plantons les tentes, ce soir, en amont de Vienne, entre Tulln et Klosterneuburg. La capitale autrichienne n’est cette fois plus très loin.

Après l’avoir eue comme destination pendant six semaines, cela nous fera drôle de l’atteindre demain. Nous y franchirons le cap des 1500 km !

Mais nous n’en sommes pas encore là. Avant de profiter de la grande ville, nous allons savourer notre huitième nuit de bivouac au bord du Danube. Ses rives sont d’une telle hospitalité que nous nous passons sans regret des campings, souvent très chers pour assez peu de confort. Les douches des piscines font très bien l’affaire et nous offrent à chaque fois un moment délassant.

A Ybbs, les filles ont même pu essayer le sauna, mais pas trop longtemps car ici, les lieux sont réservés aux personnes “sans textile”. Un papy (sosie de Louis de Funès !) n’a pas apprécié notre curiosité comment dire … inadaptée ! Étant un peu analphabètes en allemand, il nous arrive parfois de faire n’importe quoi…

L’Autriche nous offre de très jolis coups d’oeil, dont la lenteur du vélo nous permet de profiter. Hier, dimanche, nous avons pédalé entre les vignes et les abricotiers du Wachau, en nous payant le luxe d’acheter une bouteille de vin blanc (Grüner Veltliner) dans un distributeur chez un vigneron. Il était tellement bon qu’on aurait pu acheter un carton (c’était possible, mais bon…)

A propos de gastronomie, nous avons pu passer à Linz pour goûter la fameuse tarte de Mémé Monette, la plus Alsacienne des Auvergnates. Goûter de luxe pour les biclous dans une très vieille pâtisserie renommée, mais rien n’égale la saveur des souvenirs d’enfance.

Ce soir là, la fatigue ne nous a pas emmenés bien loin et nous avons dormi face aux usines de cette cité de la sidérurgie. Ambiance “indus” avec le bruit et les panaches de fumée. Mais avec le coucher de soleil, c’était franchement esthétique.

Nous passons ainsi des méandres sauvages du Danube à ses zones industrielles. L’itinérance à vélo permet de ne pas voir que le “beau”, mais aussi tout ce qui fait la vraie vie des habitants des pays que nous traversons.

Aujourd’hui, nous sommes par exemple passés au pied de la centrale nucléaire la moins dangereuse du monde. Une énorme bâtisse présentée comme le plus gros échec d’investissement de l’Autriche. Après avoir été construite dans les années 70, cette centrale n’a jamais pu fonctionner. Un référendum a provoqué l’abandon du projet. Ah quand la démocratie s’en mêle…

Sur notre route, loin des usines, nous avons aussi fait pas mal de rencontres animalières cette semaine. Les filles ont pu observer des salamandres un jour de pluie, puis un écureuil qui, pas du tout peureux, leur a offert un spectacle de sauts périlleux. Ce midi, c’était une grande couleuvre sur la piste. Elles ont moins eu envie de s’attarder!

L’ambiance en Autriche nous semble souvent plus décontractée qu’en Allemagne. Nous vivons plus d’interactions avec les personnes que nous croisons, plus de sourires, plus de pouces levés sur le chemin des filles. Cela n’en fait pas une généralité, mais c’est ainsi que nous le ressentons.

Demain, nous allons rencontrer Heinrich, qui sera notre hôte pendant deux jours à Vienne. Il appartient au réseau “warmshower” qui permet aux cyclo-voyageurs d’être accueillis gratuitement partout dans le monde. Nous avons hâte de discuter avec lui et de dormir dans une vraie maison. Au programme : une journée dans la capitale et la visite du célèbre Château de Schönbrunn (Sissi!).

Ensuite nous mettrons le cap sur Bratislava, capitale de la Slovaquie, avant de quitter notre cher Danube pour descendre en direction de l’Italie.

Il est 19h. La nuit est tombée. L’équipage des bicloucipédistes admire un magnifique lever de lune et vous souhaite une très belle semaine !

Premiers méandres autrichiens

Passage d’un pont spécialement conçu pour les vélos : on apprend l’allemand par les panneaux.
Ein, zwei, drei… on compte les moutons avant d’attraper le traversier
On gagne 5 km pour atteindre la piscine !
Objectif schwimmbad: check!
Achat d’une lanterne qui va tellement réchauffer nos soirs d’automne que Catherine a réussi à s’en brûler la paume de main!
Campement UKW22 au bord du Danube : les digues sont nos amies !
Traversée de la charmante bourgade de Straubing

Les jeux publics sont quotidiennement testés par les filles. 20/20 pour les Allemands.
Dernier bivouac côté allemand avec un beau feu de joie pour fêter la traversée sud de ce grand pays.
C’est parti pour l’Autriche !
On se fait doubler par un peloton de cyclo-sportifs autrichiens. De bon matin, ça met la pression!
Jeux de jambes entre deux frontières

La radio du bar diffuse des tubes en allemand. Le camping de Schlögen est désert. L’eau de la piscine, gelée. Les filles sont applaudies par des touristes anglaises quand elles osent s’y baigner. “They are very brave!”. “Oh yes, they are!”, (si vous saviez ce qu’on leur fait endurer !)
Les colchiques ont fleuri dans les prés. Il n’y a plus que des retraités sur les pistes cyclables…

Achtung!!! C’est l’automne!

20 septembre. Nous attaquons une nouvelle saison demain, celle que nous redoutons un peu, soyons francs. Mais pour l’instant, le soleil est de la partie et nous le remercions chaque jour. Il sèche encore nos toiles de tente de la rosée du matin.

Depuis la visite de Regensburg, lundi dernier, la route est belle et facile. Le temps : idéal. A peine un petit jour d’orage pour nous faire pédaler comme des dératés jusqu’à l’incroyable schwimmbad de Deggendorf. Là-bas, nous passons de “mouillés par la pluie” à “parfaitement détendus dans les eaux chaudes”.
Les filles s’éclatent dans les toboggans. Avec Antoine, nous hésitons à tester le bar immergé dans un bassin. L’expérience nous tente à plusieurs reprises, mais notre petit diable se fait discret.

Dans nos têtes de parents plane l’arrivée prochaine de la nuit. Le temps file… Nous profitons quand même avec les filles de cet endroit incroyable où l’on peut nager dehors et dedans, s’amuser dans des rapides, passer au sauna… Les Allemands savent se faire du bien ! La piscine est aussi pour nous l’occasion de prendre une bonne douche. Bref. Au moment de sortir, à 19h45, il fait nuit noire… Les jours raccourcissent cruellement.

Nous avons repéré sur la carte un potentiel lieu pour planter la tente derrière la piscine. Mais en arrivant vers l’endroit imaginé, nos lampes de poche dévoilent un tapis d’orties. Oups!

Nous finissons par planter les tentes au bord d’un champ labouré, avec des limaces en comité d’accueil. Ce n’ est certainement pas notre plus beau bivouac, mais le charme de la schwimmbad a opéré. Nous nous endormons épuisés et ravis, malgré l’humidité ambiante.

Le voyage se déroule sans encombres cette semaine. Les villes de Straubing et Passau sont aussi jolies que Regensburg, avec leurs façades colorées, leurs dômes et leurs clochers dépaysants. Depuis quelques jours, nous sommes proches de la République tchèque et de l’ancien Rideau de Fer. On révise notre histoire tout en pédalant.

Hier soir, nous avons passé la frontière autrichienne. Pas mal de kilomètres nous attendent dans le pays de notre amie Nathalie. Direction Bratislava en Slovaquie !

En quelques semaines, les filles finissent par se familiariser avec la langue de Goethe. Hélène arrive même à se faire comprendre quand c’est nécessaire. Elle connaît près de 40 mots. Antoine maitrise l’accent allemand sur des mots plus ou moins d’origine . Mais non, c’est injuste, il est presque bilingue 😉

Nous nous amusons beaucoup et c’est probablement ce qui fait la richesse de ce voyage. Être ensemble, vivre de petites aventures, récolter des brindilles, comme nous y encourage Mamie Eliane.

Que ce soit dans l’effort partagé d’une méchante montée, devant des centaines de moutons qui nous invitent à les compter, sur un traversier inespéré ou bien autour d’une simple tartine de nutella… Avec ce voyage tant désiré, nous dégustons ce lien unique, si singulier, qui fait de nous quatre une famille.

1 000 bornes

Réveil matin au tracteur tondeuse, nous avons une heure pour décamper !
Les devoirs sous la tente en attendant que la pluie s’arrête
Joie de faire un feu de camp autorisé : le premier du voyage.
Campement 10 étoiles avec un saule qui a servi de support aux acrobaties sur hamac
Livraison des kartoffels sur la route !
Resto à Ingoldstadt : la grande aventure culinaire…
Mieux que le train, la barque !
Mathilde doit faire un mandala en “land art” pour l’école
Nous passons chaque jour des portes dans les petites villes fortifiées du Danube
Et voilà ! 1000 km parcourus à la force des mollets et du moral !

Grands cris de joie, ce matin, sur la route de Regensburg. Alertés par notre statisticienne en chef, nous passons le cap symbolique des 1000 km.

Au moment où Hélène nous annonce la nouvelle, un train arrive sur la voie ferrée d’à côté. Comble de bonheur, nous réussissons à le faire klaxonner ! C’est l’un de nos jeux favoris à vélo.

Un mois de périple, déjà. Le temps passe si vite ! Cela nous incite à savourer chaque instant de cette vie de famille itinérante.

Il faut dire que la semaine fut particulièrement douce et ensoleillée. Une seule nuit d’orage au compteur. En attendant que la pluie s’arrête, les devoirs d’école ont bien avancé.

Les filles ont même échangé avec leurs camarades de Saint-Nectaire, ce qui les a remplies de joie. Le maître et la maîtresse ont pris le temps de les orienter sur les travaux en cours dans leurs classes respectives. La dynamique de l’école buissonnière est lancée ! De quoi déculpabiliser les parents et stimuler les enfants 🙂

Depuis Ulm, nous avons bivouaqué tous les soirs. Les bord du Danube sont verdoyants, bien tondus (très tôt le matin, on peut en témoigner !), avec des saules et des peupliers magnifiques. Nous apprécions la compagnie des cygnes, des canards, des poules d’eau, des hérons… C’est un peu le bal des oiseaux migrateurs. Et la nuit, ce sont les grenouilles qui font du tintamarre. Sur la route, nous croisons quelques écureuils téméraires, des chevreuils. Les castors se font plus discrets, mais nous constatons leurs agissements sur certains troncs grignotés…

Lundi, nous avons pu expérimenter l’hospitalité allemande. Alors que le temps semblait menaçant, nous hésitions à chercher un bivouac ou à continuer la route. Un automobiliste qui nous avait repérés au supermarché nous a proposé de le suivre. Gérald nous a gentiment menés à son terrain situé au bord du Danube, à quelques pas de la dernière centrale nucléaire arrêtée en Allemagne.

Trampoline, toilettes sèches, abri pour les tentes, espace pour le feu… Un luxe éphémère bien apprécié !

Mercredi, nous avons campé à côté d’un pont de 900 tonnes en cours de mise en place. Nous étions aux premières loges de cet événement local à Marxheim. Sur notre spot de bivouac classé 10 étoiles par les filles, un saule très âgé a accueilli le hamac circassien toute la soirée.

La semaine ne serait pas complète sans l’épisode de la “kartoffel catastrophe”! Alors que nous attendions le train à un passage à niveau, nous avons été doublés par un tracteur rempli de pommes de terre. Le conducteur a perdu une partie de sa cargaison devant nous. Il y avait des milliers de patates sur la route ! Épisode à la fois drôle et regrettable pour cet ouvrier agricole que nous avons aidé à rassembler sa récolte.

Hier, nous avons traversé le Danube en barque avec tout notre chargement… Ce fut beaucoup plus simple que le train. Les méandres du Danube jusqu’à Kelheim valent vraiment le détour. C’est magnifique !

Le voyage est très paisible ces jours ci. Demain, nous visitons la ville historique de Regensburg. L’ensemble de l’équipage a la frite. Antoine a même survécu à l’expérience de la currywurst (quel courage !) .

Nous vous embrassons toutes et tous bien fort du camping hebdomadaire où nous nous donnons un coup de propre !

Hallo Donau !

De la vallée du Rhin à celle du Danube, deux jours de géographie par les mollets…

Essai de robes à crinoline au musée d’histoire de Stein Am Rhein. Mais comment pédaler dans cet accoutrement ?

Dernière frontière Suisse : on a un côté bling bling non ?

Euh…ça monte encore longtemps?

L’école au bord du Danube

Palme du bivouac idéal entre Tüttlingen et Sigmaringen

La Deutsche Bahn ne nous a pas fait préférer le train, mais nous avons réalisé un saut de 100 km !

Très belle étape avant le week-end

Arrivés à bon port, à l’hôtel Maritim réservé par papy Albert et Cricri. A nous la grande vie!

Ascension des 552 marches de la cathédrale protestante d’Ulm. Vertige de ces temples démesurés.


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Encore une semaine qui n’a pas manqué de rebondissements !

D’un extrême à l’autre, nous sommes passés par :
– La case ambulance à Singen
– Un arrêt au stand au bord du lac de Konstanz quasiment asséché.
– Une étape du maillot blanc à pois rouges entre le Rhin et le Danube
– La beauté incroyable des méandres du plus long fleuve d’Europe entre Tüttlingen et Sigmaringen.
– La galère tout aussi incroyable sur les quais de la Deutsche Bahn pour rattraper notre “retard”.
– Le contraste saisissant entre trois jours de bivouac et l’arrivée dans un magnifique hôtel à Ulm !
– Le luxe d’un week-end en famille avec papy Albert et Cricri dans une ville qui nous réserve de belles découvertes.

Alors, pour rassurer les tempéraments anxieux, l’équipage des bicloucipédistes reste entier !
C’est Mathilde qui a fait monter notre taux d’adrénaline à son maximum en chutant dans le bas d’une pente à 19%, dimanche dernier. La journée avait pourtant bien commencé avec, à sa demande, la visite d’un très beau musée sur la vie au 19e siècle à Stein am Rhein.
Après une nuit de camping en Suisse, nous repartions ragaillardis en direction de Radolfzell.

Et là, patatra! Mathilde en pleurs, le vélo à l’horizontale, les genoux en sang, les mains, le ventre et le dos bien éraflés… Au milieu des cyclistes qui continuent à rouler vite, Patrick et sa compagne, un couple d’Allemands, nous assistent pour les premiers soins. Ce sont eux qui appellent l’ambulance et sécurisent l’espace à coup d’insultes face à certains de leurs compatriotes un peu trop pressés. Hélène nous impressionne par son sang froid et sa capacité à rassurer sa petite soeur.

Quand ils arrivent, les ambulanciers nous invitent à faire un examen plus poussé à l’hôpital. Antoine et Hélène rejoignent tant bien que mal le plus proche camping avec 3,5 vélos pour 2.

Avec Mathilde, nous montons dans l’ambulance pour Singen où l’infirmière, luxembourgeoise, nous rassure et nous passe discrètement du matériel pour refaire les pansements dans les jours à venir. Nous rejoignons notre petite famille en taxi. Première ambulance, premier taxi… Mathilde fait le plein d’expériences inédites !

Suite à cet incident, nous sommes tous assez secoués. Nous restons une journée au camping. Difficile d’en profiter pour se baigner. Suite à la sécheresse de cet été, le lac de Konstanz ressemble à la Bretagne à marée basse.


Ce lundi “off” est l’occasion idéale, pour les filles, de sortir l’école de leurs sacoches. Elles ont un jour d’avance sur la rentrée, mais comme elles vont globalement moins travailler que leurs camarades… C’est parti pour Picbille, les grands nombres et les lectures proposées par les enseignants de l’école de Saint-Nectaire.

Mardi matin, Mathilde se sent capable de reprendre la route. Nous finissons le tour du lac pour amorcer un virage vers le Nord à Radolfzell. Nous quittons la vallée du Rhin, à la fois industrielle et charmante, mais toujours un peu marquée par le phénomène frontalier entre la Suisse et l’Allemagne.

Fini le bord du fleuve, à nous les reliefs ! Nous bivouaquons en haut d’une première longue montée, rassurés par un Polonais qui nous propose gentiment un ancien manège pour chevaux. Nous passons une très belle soirée tous les quatre.

La journée du lendemain est moins drôle. Des montées, toujours des montées. Les descentes sont trop raides pour en profiter. Nous puisons tous dans nos réserves pour pousser les vélos et atteindre en fin de journée le Danube et son immense prairie verdoyante.

Après une nuit dans une “zelltplatz”gratuite, nous attaquons l’une de nos plus belles journées du voyage. Le relief est facile, et les bords du Danube sont magnifiques avec des falaises, des prairies, des forêts… Nous poussons sur les pédales pour nous rapprocher d’Ulm où nous avons rendez-vous pour le week-end. Entre l’accident et les journées de grimpe, nous réalisons que notre objectif est inatteignable. Ce sera la dernière aventure de la semaine avec l’option train pour avancer plus vite!

Avec un tandem, une remorque et deux vélos chargés, le train est tout sauf une option sereine. Avec une correspondance toutes les 45 minutes, on flirte même avec l’enfer ferroviaire! Une contrôleuse nous plante sur le quai, nous devons nous en remettre à la cheffe de gare pour réussir à monter dans le train suivant. Pour les filles, c’est une épreuve tellement stressante que le train, a priori, ne sera plus une éventualité…

Mais après quelques sueurs froides, nous arrivons à bon port, vendredi soir, à Ulm, où nous retrouvons Albert et Christiane qui nous offrent un week-end de repos à l’hôtel. “Tout est tellement parfait”, s’enflamme Hélène dans la chambre. Et oui ! Deux lits douillets, une baignoire, une piscine au rez de chaussée, un petit déjeuner “pantagruélique ou gargantuesque”. Ça change du côté spartiate du camping sauvage!

Nous flânons dans les rues vivantes d’Ulm où nous avons la chance d’assister par hasard à un concert d’orgue dans la cathédrale protestante qui domine la ville. À la demande d’Hélène, nous faisons l’ascension de ce clocher qui est le deuxième plus haut d’Europe après celui de la Sagrada Familia à Barcelone.

Nous goûtons à la cuisine populaire “swaube” dans un resto traditionnel, première véritable expérience culinaire du périple (en dehors des pâtes et des “wurstes” (saucisses) quasi quotidiennes !).

Ce soir nous retrouvons le bord du Danube. Mathilde, apprentie “naturaliste” observe une grenouille. Hélène bouquine. Un oiseau chante. Nous allons monter une nouvelle tente qui remplacera notre plus vieille, plus du tout imperméable… Nous allons aussi savourer deux nouveaux matelas non percés. Merci papy pour le transport du matériel depuis Paris.. mais aussi pour le délicieux Saint-Nectaire qui parfume nos gnocchis du soir !

Entschuldigung !

Chouettes retrouvailles avec Marie, Nessim, Adèle et Juliette au camping inoubliable de Mandeure, près de Montbéliard.

Les filles apprivoisent le hamac comme agrée de cirque !

Bivouac bucolique au bord du canal du Rhône au Rhin

A fond les ballons dans la forêt

Visité très interactive du musée historique de Mulhouse

Passage de la première frontière du voyage. Depuis, on a dû en traverser une dizaine entre la Suisse et l’Allemagne !

Temps calme de lecture avant la nuit de camping sauvage

Premier passage en Allemagne !

Après la tempête vue du parking d’Aldi, on enfile les tenues de pluie

Selfie famille aux Chutes du Rhein (Rheinfall).

Kohlanta dans la forêt, on doit tout décharger pour enjamber un chêne déraciné par la tempête.

Superbe arc en ciel après cette journée “horrible”, selon les biclouchoupettes

Soirée récompense dans un super camping suisse à Stein am Rhein. On ne se refuse rien après une semaine de bivouac!



Vous ne l’avez sans doute pas remarqué, mais nous avons un petit jour de retard sur ce blog “de l’an 25 avant Elon Musk”.

Et pour cause, nous avons essuyé une véritable tempête, hier, entre la Suisse et l’Allemagne. Rien de moins !

Petit placement publicitaire pour Aldi, qui nous a permis d’échapper au déferlement soudain de vents très violents. Au plus fort de l’orage, juste après avoir fait nos courses, nous avons pu nous réfugier avec d’autres clients entre les portes automatiques du supermarché.

Suite à ce déluge, nous avons repris la route et constaté les dégâts, impressionnants. Des arbres pliés, déracinés, un peu partout sur notre chemin. Il a fallu escalader un chêne couché, puis contourner un autre tronc alors que le tonnerre grondait encore…

“C’est la pire journée !”, a plusieurs fois observé Mathilde, qui n’a pourtant pas manqué de courage, comme sa soeur, pour pédaler entre deux orages.

Nous avons parcouru 49 km, souvent sous la pluie, avant de trouver un endroit où camper… Nous avons cependant eu droit à une trêve touristisque, le temps de parcourir, un peu ahuris, le sentier très “instagrammable”des chutes du Rhin.

Hormis cette journée un peu spéciale, nous avançons joyeusement, chaque jour un peu plus. Le compteur affiche un total de 613 km.

Les filles ont passé leur première frontière à vélo, à Bâle. Elles sont étonnées d’être des étrangères, de ne pas comprendre la langue allemande ou de découvrir des moeurs différentes.

Le bivouac est plus compliqué ici. Nous essuyons pas mal de rappels à la loi, ce qui rend certaines situations extrêmement drôles. Il y en a tellement que nous vous les raconterons un jour de vive voix !

Depuis mardi, nous passons de l’Allemagne à la Suisse en fonction des méandres du Rhin. Les villages sont souvent très jolis, avec leurs maisons à pans de bois, on en prend plein la vue.

Ce soir, une semaine après avoir campé avec nos amis strasbourgeois Marie et Nessim, nous nous offrons le luxe d’un camping en Suisse, à Stein am Rhein. Très beau village aux murs peints, entouré de vignes qui tombent dans le Rhin.

Demain, nous aborderons la côte nord du lac de Konstanz (une pensée pour la cousine et la copine de Mathilde!), avant de rejoindre le Danube.

Encore une semaine passée, les vacances touchent à leur fin. Le voyage va pouvoir commencer ! A partir de mardi, nous sortons les manuels scolaires des sacoches bleues.

Bon courage à toutes celles et ceux qui font la vraie rentrée ! Tchüss des bords du Rhin en Suisse !


Daï daï !

C’est depuis le bord du Doubs, juste avant Clerval, que nous prenons le temps de partager ici notre première semaine de voyage à vélo en famille.

Première semaine au bout de laquelle nous sommes déjà loin… Loin dans nos têtes, loin dans les guiboles, loin sur la carte avec déjà 305 km au compteur.

Il faut dire qu’il y a de l’énergie, chez les bicloucipedistes, petits et grands confondus !

Ça fait “ding ding” sur la piste cyclable, ça chante, ça discute, ça met la musique à fond (Et oui, nous sommes entrés dans le 21 ème siècle avec une enceinte connectée). Les filles pédalent à un rythme étonnamment soutenu quand on leur met Shakira. C’est d’une efficacité redoutable ! Par respect pour les pêcheurs (et pour nos oreilles), nous baissons quand même souvent le son.

Les premiers jours ont été très “chauds” en degrés celsius. Samedi dernier, nous avons fini dans un camping avec piscine en milieu d’après-midi. Hélène et Mathilde ont très bien vécu cette adaptation au réchauffement climatique.

Dimanche, nous avons retrouvé le petit frère d’Antoine, Simon, et sa compagne Coraline, sur la voie verte à Givry. Après un pique nique gargantuesque, Papy Albert et Christiane nous ont rejoints pour le café. Ils étaient là pour ramener tonton Guillaume dans son foyer. Un petit bonus “famille” apprécié et totalement improbable !

A Chalon-sur-Saône, nous avons rejoint la fameuse Eurovélo 6, voie cyclable que nous suivrons jusqu’à Wien, en Autriche. C’est un sacré confort pour nous, parents. Et pour les filles, c’est la liberté !

Mathilde aime rester derrière le convoi pour, dit-elle, “avancer à ma vitesse”. Hélène est souvent loin devant pour jouer le rôle d’éclaireuse. Elles se retrouvent de temps en temps, de front, et testent des figures à vélo (il vaut mieux, pour nous, ne pas les voir !).

Mardi soir, nous avons eu la joie d’être hébergés chez Hélène et Yves, à Dole, dans le Jura. Une douche chaude, une lessive, un délicieux repas, une soirée musicale et un lit douillet. En plus de recharger les batteries, cette étape nous a permis de (re)découvrir des amis de nos amis saillantais, Franck et Sakina. Merci à eux!!

La vie itinérante nous mène à de nouvelles habitudes. Sans nous presser, nous adoptons un rythme assez soutenu avec une moyenne de 39 km par jour. A ce rythme, nous allons la voir, notre Italie!

Nous réalisons sur ce chemin qui débute que l’école va être présente en douceur dans notre quotidien. Chaque soir, les filles rédigent ou dessinent leur journée. Elles se couchent en lisant un bout de roman. Mercredi, elles ont observé le fonctionnement d’une écluse. Hier, à Besançon, elles ont visité le musée du temps et de l’horlogerie. Les statistiques du compteur sont l’occasion de calculs mentaux… En plus des outils de travail gentiment préparés par Maître Yoan et Maîtresse Séverine, elles auront de quoi étoffer leurs connaissances du monde qui les entoure.

Merci la vie , merci la famille et les amis ! Nous nous sentons extrêmement chanceux, même sous l’orage jurassien, de trinquer à cette aventure avec un bon petit Savagnin.

C’est le jour 1 !

L’aventure a commencé ce vendredi 14 août 2026 avec un départ à midi de Charnay Les Mâcon, en Saône et Loire.

C’est là que notre périple en amoureux s’était terminé en 2014. La boucle des bicloucipédistes est bouclée !

Un coucou à Mamie Eliane, l’arrière grand-mère des filles, qui a prévu des gâteaux pour les premiers coups de barre.

Derniers bricolages des vélos avec notre super assistant papy Didier.

Et nous voici lancés en direction de Cluny!

Tout nous semble étonnamment “normal”. Les émotions étaient presque plus fortes au moment de quitter Saillant, notre cocon auvergnat.

Nous profitons d’un pique nique pour retrouver nos amis Marie et Nessim à La Roche Vineuse. Nous les reverrons en Alsace. Si tout va bien, ils auront la carte d’identité d’Hélène qu’on a réussi à oublier (merci Lucette 🙂

Les filles sont volontaires et curieuses de tout ce qu’elles voient sur la véloroute : des cigognes, des cygnes, des ragondins, des Charolaises, des châteaux…

Dans ce climat caniculaire, nous avons la chance de traverser le tunnel du Bois Clair où il fait 11 degrés toute l’année. C’est le plus long tunnel cyclable d’Europe (et peut-être même du monde !!). Antoine fait résonner sa voix en criant : “On part en voyage!”.

Après une glace et un apéro bien mérités dans un biergarten bourguignon, nous plantons les tentes au bord de la Grosne derrière le magnifique Château de Cormatin.

35,5 km pour cette première étape!

La nuit de bivouac est très agréable. On observe les étoiles filantes avant d’aller rejoindre nos duvets.

La vie est belle. On va se donner le temps d’en profiter !