
De la vallée du Rhin à celle du Danube, deux jours de géographie par les mollets…

Essai de robes à crinoline au musée d’histoire de Stein Am Rhein. Mais comment pédaler dans cet accoutrement ?

Dernière frontière Suisse : on a un côté bling bling non ?

Euh…ça monte encore longtemps?

L’école au bord du Danube

Palme du bivouac idéal entre Tüttlingen et Sigmaringen

La Deutsche Bahn ne nous a pas fait préférer le train, mais nous avons réalisé un saut de 100 km !

Très belle étape avant le week-end

Arrivés à bon port, à l’hôtel Maritim réservé par papy Albert et Cricri. A nous la grande vie!

Ascension des 552 marches de la cathédrale protestante d’Ulm. Vertige de ces temples démesurés.
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Encore une semaine qui n’a pas manqué de rebondissements !
D’un extrême à l’autre, nous sommes passés par :
– La case ambulance à Singen
– Un arrêt au stand au bord du lac de Konstanz quasiment asséché.
– Une étape du maillot blanc à pois rouges entre le Rhin et le Danube
– La beauté incroyable des méandres du plus long fleuve d’Europe entre Tüttlingen et Sigmaringen.
– La galère tout aussi incroyable sur les quais de la Deutsche Bahn pour rattraper notre “retard”.
– Le contraste saisissant entre trois jours de bivouac et l’arrivée dans un magnifique hôtel à Ulm !
– Le luxe d’un week-end en famille avec papy Albert et Cricri dans une ville qui nous réserve de belles découvertes.
Alors, pour rassurer les tempéraments anxieux, l’équipage des bicloucipédistes reste entier !
C’est Mathilde qui a fait monter notre taux d’adrénaline à son maximum en chutant dans le bas d’une pente à 19%, dimanche dernier. La journée avait pourtant bien commencé avec, à sa demande, la visite d’un très beau musée sur la vie au 19e siècle à Stein am Rhein.
Après une nuit de camping en Suisse, nous repartions ragaillardis en direction de Radolfzell.
Et là, patatra! Mathilde en pleurs, le vélo à l’horizontale, les genoux en sang, les mains, le ventre et le dos bien éraflés… Au milieu des cyclistes qui continuent à rouler vite, Patrick et sa compagne, un couple d’Allemands, nous assistent pour les premiers soins. Ce sont eux qui appellent l’ambulance et sécurisent l’espace à coup d’insultes face à certains de leurs compatriotes un peu trop pressés. Hélène nous impressionne par son sang froid et sa capacité à rassurer sa petite soeur.
Quand ils arrivent, les ambulanciers nous invitent à faire un examen plus poussé à l’hôpital. Antoine et Hélène rejoignent tant bien que mal le plus proche camping avec 3,5 vélos pour 2.
Avec Mathilde, nous montons dans l’ambulance pour Singen où l’infirmière, luxembourgeoise, nous rassure et nous passe discrètement du matériel pour refaire les pansements dans les jours à venir. Nous rejoignons notre petite famille en taxi. Première ambulance, premier taxi… Mathilde fait le plein d’expériences inédites !
Suite à cet incident, nous sommes tous assez secoués. Nous restons une journée au camping. Difficile d’en profiter pour se baigner. Suite à la sécheresse de cet été, le lac de Konstanz ressemble à la Bretagne à marée basse.
Ce lundi “off” est l’occasion idéale, pour les filles, de sortir l’école de leurs sacoches. Elles ont un jour d’avance sur la rentrée, mais comme elles vont globalement moins travailler que leurs camarades… C’est parti pour Picbille, les grands nombres et les lectures proposées par les enseignants de l’école de Saint-Nectaire.
Mardi matin, Mathilde se sent capable de reprendre la route. Nous finissons le tour du lac pour amorcer un virage vers le Nord à Radolfzell. Nous quittons la vallée du Rhin, à la fois industrielle et charmante, mais toujours un peu marquée par le phénomène frontalier entre la Suisse et l’Allemagne.
Fini le bord du fleuve, à nous les reliefs ! Nous bivouaquons en haut d’une première longue montée, rassurés par un Polonais qui nous propose gentiment un ancien manège pour chevaux. Nous passons une très belle soirée tous les quatre.
La journée du lendemain est moins drôle. Des montées, toujours des montées. Les descentes sont trop raides pour en profiter. Nous puisons tous dans nos réserves pour pousser les vélos et atteindre en fin de journée le Danube et son immense prairie verdoyante.
Après une nuit dans une “zelltplatz”gratuite, nous attaquons l’une de nos plus belles journées du voyage. Le relief est facile, et les bords du Danube sont magnifiques avec des falaises, des prairies, des forêts… Nous poussons sur les pédales pour nous rapprocher d’Ulm où nous avons rendez-vous pour le week-end. Entre l’accident et les journées de grimpe, nous réalisons que notre objectif est inatteignable. Ce sera la dernière aventure de la semaine avec l’option train pour avancer plus vite!
Avec un tandem, une remorque et deux vélos chargés, le train est tout sauf une option sereine. Avec une correspondance toutes les 45 minutes, on flirte même avec l’enfer ferroviaire! Une contrôleuse nous plante sur le quai, nous devons nous en remettre à la cheffe de gare pour réussir à monter dans le train suivant. Pour les filles, c’est une épreuve tellement stressante que le train, a priori, ne sera plus une éventualité…
Mais après quelques sueurs froides, nous arrivons à bon port, vendredi soir, à Ulm, où nous retrouvons Albert et Christiane qui nous offrent un week-end de repos à l’hôtel. “Tout est tellement parfait”, s’enflamme Hélène dans la chambre. Et oui ! Deux lits douillets, une baignoire, une piscine au rez de chaussée, un petit déjeuner “pantagruélique ou gargantuesque”. Ça change du côté spartiate du camping sauvage!
Nous flânons dans les rues vivantes d’Ulm où nous avons la chance d’assister par hasard à un concert d’orgue dans la cathédrale protestante qui domine la ville. À la demande d’Hélène, nous faisons l’ascension de ce clocher qui est le deuxième plus haut d’Europe après celui de la Sagrada Familia à Barcelone.
Nous goûtons à la cuisine populaire “swaube” dans un resto traditionnel, première véritable expérience culinaire du périple (en dehors des pâtes et des “wurstes” (saucisses) quasi quotidiennes !).
Ce soir nous retrouvons le bord du Danube. Mathilde, apprentie “naturaliste” observe une grenouille. Hélène bouquine. Un oiseau chante. Nous allons monter une nouvelle tente qui remplacera notre plus vieille, plus du tout imperméable… Nous allons aussi savourer deux nouveaux matelas non percés. Merci papy pour le transport du matériel depuis Paris.. mais aussi pour le délicieux Saint-Nectaire qui parfume nos gnocchis du soir !

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