Monthly Archives: décembre 2013

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Buon Natale da Napoli

Buon Natale a tutti !

Nous vous souhaitons un joyeux Noël de la cité de Polichinelle, où nous avons pu poser nos sacoches et faire une trêve reposante. Très loin de sa mauvaise réputation, Naples ne nous a réservé que de belles rencontres. Et pour tout dire, nous en sommes tombés amoureux !

Le hasard a d’abord mis sur notre route un jeune cycliste, Gennaro, qui porte bien le prénom du Saint protecteur de la ville. Comme toujours avant d’arriver dans une grosse agglomération, nous angoissions un peu sur l’itinéraire à suivre. Comment éviter le périph’ ? Allions-nous trouver facilement l’adresse de notre hôte warmshower? En plus de nous offrir un cappuccino, Gennaro nous a gentiment proposé de nous accompagner jusqu’à la fameuse piazza del Plebiscito, où nous avions rendez-vous avec Francesco. Super sympa !

Nous avons ensuite passé deux jours chez Francesco, un professeur de sport, et son épouse Federica, illustratrice pour les jeunes enfants, dans un magnifique appartement du centre ville. De là, nous avons pu arpenter les rues animées de Napoli en découvrant les mille et une églises baroques, rococo ou romanes du centro storico.

Après nous avoir appris à reconnaître les pâtes de bonne qualité au toucher, Francesco nous a embarqués dans un superbe tour à vélo de vingt kilomètres. Nous l’avons suivi sur les riches collines de la cité, mais aussi dans les ruelles escarpées du pittoresque quartier espagnol. Ici, la règle avec les scooters et les voitures dans tous les sens, c’est que “ça passe”. Sensations fortes garanties !

Nous avons ensuite rejoint Natina, une amie d’amie à nous, qui nous a proposé de prendre sa chambre le temps des fêtes. Depuis samedi soir, nous avons donc la chance de vivre dans une coloc de dix étudiants très accueillants. Nous faisons des progrès fulgurants en italien, surtout après une ou deux Peroni. Et nous avons chacun eu droit à un cours particulier avec le cuistot de la bande, Vladimir. Antoine a appris à faire le vrai “caffè” italien et Catherine était tout émue, dimanche soir, de découvrir les secrets de la Carbonara. Mamma mia ! Dire qu’avant, elle mettait de la crème fraîche dans sa sauce…

Hier midi, le même Vladimir nous a concocté un repas de Noël: des pâtes aux crevettes et aux coquillages. Fantastico !

Puis hier soir, la coloc s’est vidée. Les étudiants sont partis chez leurs parents pour le réveillon. Nous avons donc passé notre soirée de Noël tranquillous, à manger des pâtes au pesto, boire quelques canons et aller faire un tour à la messe de minuit au Duomo, la cathédrale de Naples.

Demain, nous plions bagages pour rejoindre la côte amalfitaine. Nous sommes très excités à l’idée de retrouver bientôt Marie, Olivier et les enfants en Sicile.

En cette journée spéciale, nous vous faisons à tous de gros “baci”.

Ancora, Buon Natale ! Ciao ciao !

 

 

 

Tous les chemins mènent à Rome

 

Ciao a tutti !

Ouf ! On a bien failli ne pas pouvoir rédiger nos nouvelles hebdomadaires ce soir. Un drôle de carabiniero (gendarme italien) est venu se poser à notre table pour jaser en …allemand. Nous qui faisons tant d’efforts pour améliorer notre italien, non mais ! Il nous a taxé une cigarette puis, voyant que nous n’avions pas trop de répondant dans la langue de Goethe, il a fini par nous laisser.

Notre périple se poursuit piano piano, à la force de nos petits mollets bichonnés par une côte italienne relativement plate. Depuis Piombino, nous avons longé le bord de mer, comme toujours en direction du sud, en suivant la via Aurelia. Mais à l’approche de la capitale, l’antique voie romaine s’est transformée en deux fois deux voies. Gilet jaune sur le dos, nous avons serré les fesses pendant près de 200 km. Nous avions tellement hâte que cette espèce d’autoroute se termine que nous avons mis le turbo: 105 km en une journée, à 20km/h de moyenne. Pour un cyclo sportif, ce n’est pas très impressionnant, mais pour nous, chargés comme des mulets, ça l’est !

Nous avons fini par atteindre Rome samedi matin. Nous sommes tombés directement sur la majestueuse place Saint – Pierre du Vatican. Après avoir rangé notre couteau suisse, nous sommes bien sûr passés devant les gardes suisses pour visiter la basilique. Ses plafonds dorés filent le vertige d’en bas ! C’est très impressionnant.

Alors que nous nous promenions à biclou dans les rues pavées de cette magnifique cité musée, nous avons croisé un autre cyclo-touriste français, Clément, qui allait dormir chez le même hôte warmshower que nous. Le beau hasard ! Arrivés chez Luca, nous nous sommes retrouvés tous les trois dans une énorme soirée célébrée pour ses 50 ans. L’occasion de rencontrer plein de Romains d’un coup et de goûter tous les mets préparés par sa femme, sa mère et sa belle-mère.

Le lendemain, après une bonne lessive, nous avons sillonné Rome à vélo avec le sympathique Clément, du Panthéon au Colisée, en passant par le palais de Venise, d’où le Duce faisait ses discours. Nous avons quitté la grand’ville lundi matin pour retrouver la mer et le calme des stations balnéaires endormies.

Hier soir, des pêcheurs sympathiques nous ont permis de faire quelques progrès en italien.  Nous savons maintenant expliquer que nous sommes mariés et que cette baroude est un peu notre voyage de noces. Quand on a vu leur réaction, on a réalisé que ce détail devait plaire beaucoup ici. On s’en resservira !

Domani mattina, andiamo in Napoli où nous serons hébergés par Francesco. Noël approche. Nous ne savons pas encore où nous serons pour les fêtes. Mais une chose est sûre, par la pensée, un petit bout de nous sera en France avec vous.

Bises et à la semaine prochaine !

 

 

 

Andiamo !

 

Ciao la compagnie !

Il est 17h30, nous sommes confortablement installés à la terrasse d’un café. Les lumières de Noël de Piombino nous rappellent que c’est bien l’hiver pourtant. Nos réveils sous la tente aussi, confessons-le ! Il ne fait pas chaud le matin quand la toile nous goutte dessus. Au moins nous ne traînons pas pour nous mettre en selle. Et, chose extraordinaire, nous nous levons plus tôt que lorsque nous travaillions. A 6h15 pétantes, Antoine prépare le café. Nous profitons ainsi pleinement de la lumière du jour.

Pour continuer par l’essentiel – la bouffe – on peut dire que nous sommes servis ! Nous parcourons chaque jour le mercato des villages que nous traversons en salivant devant les étals. Ici, la vita e bella quand on aime les pastas, le fromage et le jambon. Sans dépenser beaucoup, nous nous préparons de bons gueuletons le midi et le soir. Parfois, nous accompagnons le repas d’un Chianti. Mais nous sommes beaucoup plus sages qu’en Irlande sur ce point. Si si, on vous l’jure !

La côte italienne est beaucoup moins bling bling que la Côte d’Azur. Nous y croisons de nombreux cyclos sportifs qui nous disent presque toujours «ciao». C’est sympa. Lors d’une petite montée, nous avons également rencontré un couple de Français, Fabienne et Stéphane, qui rentraient de six mois de voyage à vélo couché. Nous avons papoté près d’une heure le long de la route. Ils nous ont confirmé que les Italiens n’étaient pas les plus forts du point de vue de l’hospitalité. Notre nouveau défi : réussir à nous faire inviter ! Ne serait-ce que pour progresser un peu dans la langue, car nous sommes limités.

Le camping sauvage est interdit dans tout le pays. Cela pimente un peu nos fins de journées, qui finissent presque toujours sur la plage ou dans un port. Sauf lorsque nous avons décidé de passer le col du Bracco l’après-midi et que nous nous sommes retrouvés à 600 mètres d’altitude pour la nuit… Nous avons alors tenté la cour d’un hôtel fermé pour l’hiver, mais vers 18h, un petit monsieur est venu nous dire « e privato, e privato ». Avec nos trois mots d’italien, nous avons réussi à négocier « una notte » en promettant de décamper tôt le lendemain matin. Cette contrainte nous a permis d’admirer le lever du soleil sur les montagnes des Cinque Terre.

Mais il nous arrive aussi d’avoir de la chance. Hier soir, nous avions grand besoin de prendre une douche. Nous avons longé une multitude de campings fermés avant de nous résigner et aller sur la plage. Le gardien du port nous a alors offert d’utiliser la douche des marins d’eau salée. Il ne pouvait pas nous faire plus grand plaisir. Grazie mille !

Côté touristique, en longeant la côte, nous découvrons le charme désuet des stations balnéaires hors saison. Nous avons beaucoup aimé Pise, sa tour penchée, évidemment, mais aussi ses ruelles et ses quais le long de l’Arno. Depuis Livourne, nous avons pris la route des vins et des oliviers de Toscane. Fait étrange, nous n’avons pas craqué pour une bouteille. Ce soir, ce sera gnocchis au parmesan et boulettes de viande… à l’eau. Quand on vous dit qu’on est plus sages qu’en Irlande !

Allez, bonne semaine à tous et à bientôt !

On dirait le sud

 

Ciao a tutti !

On se la joue, mais il a d’abord fallu demander au patron du bar si “salut tout le monde” se disait bien comme ça… Comme vous l’aurez compris, nous venons de débarquer chez nos voisins italiens. La côte d’Azur est déjà derrière nous.

Dés le premier soir, nous y avons fait une belle rencontre : Michel et Natalie. Ces amoureux de streetstepper (un vélo encore plus bizarre que le nôtre) tiennent un magasin de cycles à Six Fours les plages. Grâce à leur hospitalité, nous avons pu camper derrière la boutique. La nuit commençant à tomber, nous étions plus que ravis !

Nous avons ensuite mis le cap sur Toulon où nous avons trouvé une piste cyclable très agréable. Peu après le Lavandou, nous avons ainsi pu camper au bord des falaises sans gêner personne. Comme nous le prouvera la suite, nous avons été chanceux. Car la côte d’Azur, même en hiver, n’est pas le paradis des campeurs sauvages…

Après avoir bien profité de notre endroit paradisiaque, nous avons pris la route pour la tant attendue ville de Saint-Tropez. Enfin surtout pour Catherine qui chantonnait avec émotion ses génériques préférés de “Sous le Soleil”. Hélas ! La pluie s’est mise à tomber. Et la ville des paillettes a plutôt rimé avec pique-nique frigorifiant sous un abri de fortune. Le café, pour se consoler, a quant à lui coûté 3,40 euros. Bref, on n’a pas joué aux riches très longtemps.

La pluie ne nous a pas lâchés de la journée et c’est congelés que nous sommes arrivés dans la charmante cité vidéosurveillée de Saint-Aygulf. La nuit pointant le bout de son nez, nous avons pris l’option “boire un café et demander innocemment un endroit où camper”. La combine ne prenant pas, nous avons sonné aux portes en demandant un coin de jardin. “Non merci”, nous a répondu un habitant. Nous avons fini par nous rabattre sur le parc de la ville, mais il fermait à 18 h et la police veillait. Désespérés, nous avons demandé aux policiers où dormir. Et là, surprise ! Le gendarme nous a envoyés sans hésiter vers les bars abandonnés de la plage. Nous étions donc pour une nuit de plus au sec, dans un endroit qui, l’été, doit être surpeuplé.

La suite de la route a été une sorte d’incroyable percée dans le monde des ultra-riches. Cannes, Nice, Monaco. Nous vous en réservons deux clichés qui nous ont amusés malgré le malaise que cet étalage nous a fait ressentir. Le yacht baptisé “c’est la vie” sur le port de Monaco, on ne pouvait pas le louper.

Enfin, pour en venir à ce soir, la température en Italie est idéale. Entre 17 et 20 degrés la journée. C’est un bel avant-goût de la dolce vita qui nous attend.

On vous embrasse tous bien fort ! A bientôt !