Ciao a tutti !
Ouf ! On a bien failli ne pas pouvoir rédiger nos nouvelles hebdomadaires ce soir. Un drôle de carabiniero (gendarme italien) est venu se poser à notre table pour jaser en …allemand. Nous qui faisons tant d’efforts pour améliorer notre italien, non mais ! Il nous a taxé une cigarette puis, voyant que nous n’avions pas trop de répondant dans la langue de Goethe, il a fini par nous laisser.
Notre périple se poursuit piano piano, à la force de nos petits mollets bichonnés par une côte italienne relativement plate. Depuis Piombino, nous avons longé le bord de mer, comme toujours en direction du sud, en suivant la via Aurelia. Mais à l’approche de la capitale, l’antique voie romaine s’est transformée en deux fois deux voies. Gilet jaune sur le dos, nous avons serré les fesses pendant près de 200 km. Nous avions tellement hâte que cette espèce d’autoroute se termine que nous avons mis le turbo: 105 km en une journée, à 20km/h de moyenne. Pour un cyclo sportif, ce n’est pas très impressionnant, mais pour nous, chargés comme des mulets, ça l’est !
Nous avons fini par atteindre Rome samedi matin. Nous sommes tombés directement sur la majestueuse place Saint – Pierre du Vatican. Après avoir rangé notre couteau suisse, nous sommes bien sûr passés devant les gardes suisses pour visiter la basilique. Ses plafonds dorés filent le vertige d’en bas ! C’est très impressionnant.
Alors que nous nous promenions à biclou dans les rues pavées de cette magnifique cité musée, nous avons croisé un autre cyclo-touriste français, Clément, qui allait dormir chez le même hôte warmshower que nous. Le beau hasard ! Arrivés chez Luca, nous nous sommes retrouvés tous les trois dans une énorme soirée célébrée pour ses 50 ans. L’occasion de rencontrer plein de Romains d’un coup et de goûter tous les mets préparés par sa femme, sa mère et sa belle-mère.
Le lendemain, après une bonne lessive, nous avons sillonné Rome à vélo avec le sympathique Clément, du Panthéon au Colisée, en passant par le palais de Venise, d’où le Duce faisait ses discours. Nous avons quitté la grand’ville lundi matin pour retrouver la mer et le calme des stations balnéaires endormies.
Hier soir, des pêcheurs sympathiques nous ont permis de faire quelques progrès en italien. Nous savons maintenant expliquer que nous sommes mariés et que cette baroude est un peu notre voyage de noces. Quand on a vu leur réaction, on a réalisé que ce détail devait plaire beaucoup ici. On s’en resservira !
Domani mattina, andiamo in Napoli où nous serons hébergés par Francesco. Noël approche. Nous ne savons pas encore où nous serons pour les fêtes. Mais une chose est sûre, par la pensée, un petit bout de nous sera en France avec vous.
Bises et à la semaine prochaine !