Les Bicloucipédistes

Premiers méandres autrichiens

Passage d’un pont spécialement conçu pour les vélos : on apprend l’allemand par les panneaux.
Ein, zwei, drei… on compte les moutons avant d’attraper le traversier
On gagne 5 km pour atteindre la piscine !
Objectif schwimmbad: check!
Achat d’une lanterne qui va tellement réchauffer nos soirs d’automne que Catherine a réussi à s’en brûler la paume de main!
Campement UKW22 au bord du Danube : les digues sont nos amies !
Traversée de la charmante bourgade de Straubing

Les jeux publics sont quotidiennement testés par les filles. 20/20 pour les Allemands.
Dernier bivouac côté allemand avec un beau feu de joie pour fêter la traversée sud de ce grand pays.
C’est parti pour l’Autriche !
On se fait doubler par un peloton de cyclo-sportifs autrichiens. De bon matin, ça met la pression!
Jeux de jambes entre deux frontières

La radio du bar diffuse des tubes en allemand. Le camping de Schlögen est désert. L’eau de la piscine, gelée. Les filles sont applaudies par des touristes anglaises quand elles osent s’y baigner. “They are very brave!”. “Oh yes, they are!”, (si vous saviez ce qu’on leur fait endurer !)
Les colchiques ont fleuri dans les prés. Il n’y a plus que des retraités sur les pistes cyclables…

Achtung!!! C’est l’automne!

20 septembre. Nous attaquons une nouvelle saison demain, celle que nous redoutons un peu, soyons francs. Mais pour l’instant, le soleil est de la partie et nous le remercions chaque jour. Il sèche encore nos toiles de tente de la rosée du matin.

Depuis la visite de Regensburg, lundi dernier, la route est belle et facile. Le temps : idéal. A peine un petit jour d’orage pour nous faire pédaler comme des dératés jusqu’à l’incroyable schwimmbad de Deggendorf. Là-bas, nous passons de “mouillés par la pluie” à “parfaitement détendus dans les eaux chaudes”.
Les filles s’éclatent dans les toboggans. Avec Antoine, nous hésitons à tester le bar immergé dans un bassin. L’expérience nous tente à plusieurs reprises, mais notre petit diable se fait discret.

Dans nos têtes de parents plane l’arrivée prochaine de la nuit. Le temps file… Nous profitons quand même avec les filles de cet endroit incroyable où l’on peut nager dehors et dedans, s’amuser dans des rapides, passer au sauna… Les Allemands savent se faire du bien ! La piscine est aussi pour nous l’occasion de prendre une bonne douche. Bref. Au moment de sortir, à 19h45, il fait nuit noire… Les jours raccourcissent cruellement.

Nous avons repéré sur la carte un potentiel lieu pour planter la tente derrière la piscine. Mais en arrivant vers l’endroit imaginé, nos lampes de poche dévoilent un tapis d’orties. Oups!

Nous finissons par planter les tentes au bord d’un champ labouré, avec des limaces en comité d’accueil. Ce n’ est certainement pas notre plus beau bivouac, mais le charme de la schwimmbad a opéré. Nous nous endormons épuisés et ravis, malgré l’humidité ambiante.

Le voyage se déroule sans encombres cette semaine. Les villes de Straubing et Passau sont aussi jolies que Regensburg, avec leurs façades colorées, leurs dômes et leurs clochers dépaysants. Depuis quelques jours, nous sommes proches de la République tchèque et de l’ancien Rideau de Fer. On révise notre histoire tout en pédalant.

Hier soir, nous avons passé la frontière autrichienne. Pas mal de kilomètres nous attendent dans le pays de notre amie Nathalie. Direction Bratislava en Slovaquie !

En quelques semaines, les filles finissent par se familiariser avec la langue de Goethe. Hélène arrive même à se faire comprendre quand c’est nécessaire. Elle connaît près de 40 mots. Antoine maitrise l’accent allemand sur des mots plus ou moins d’origine . Mais non, c’est injuste, il est presque bilingue 😉

Nous nous amusons beaucoup et c’est probablement ce qui fait la richesse de ce voyage. Être ensemble, vivre de petites aventures, récolter des brindilles, comme nous y encourage Mamie Eliane.

Que ce soit dans l’effort partagé d’une méchante montée, devant des centaines de moutons qui nous invitent à les compter, sur un traversier inespéré ou bien autour d’une simple tartine de nutella… Avec ce voyage tant désiré, nous dégustons ce lien unique, si singulier, qui fait de nous quatre une famille.

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