Les Bicloucipédistes

Das ist Abenteuer!

Chassés de notre bivouac, nous voilà prêts à pédaler de nuit jusqu’au camping de Jennesdorf.
Le livre pour les autocollants offerts par Billa, le supermarché qui sait attirer les enfants!
Les couleurs d’automne apparaissent sur notre chemin.
Magnifique bivouac dans les vignes du Burgenland, après les thermes de Stegersbach. Super journée !
Pause impromptue chez Franz et sa famille. Les filles se font offrir un super mousqueton et du miel maison.
Les montées sont parfois tellement raides qu’il faut pousser les vélos.
Daniel donne une motivation supplémentaire aux filles pour apprendre l’anglais.
Frontière hongroise : petite immersion dans la jolie ville de Sopron.
Plateau trés agréable entre deux reliefs. On aurait presque l’impression d’arriver en Auvergne !
Bivouac dégustation dans les vignes de Szanett.
Traversée avec les mouettes du grand lac de Neudersiel.

Nous sommes encore sous la tente, blottis dans les duvets, pour vous envoyer ces petites nouvelles hebdomadaires.

Comme chaque semaine, nous faisons une pause “coup de propre” au camping. Camping de Jennesdorf, en Autriche, que nous n’avions pourtant pas vraiment prévu de visiter. Les gardes du “parc naturel” en ont décidé autrement…

A 18h, hier soir, mardi, après une belle journée de 41 km, nous installons tranquillement le campement au pied d’une cabane d’affût haut perchée. Lieu de bivouac providentiel après avoir pédalé dans une plaine agricole où chaque centimètre carré est utilisé.

Nous avons à peine fini de monter les tentes qu’un 4×4 se gare à côté de nous. Un homme en sort et se dirige vers nous. Sans uniforme, il exhibe un insigne en métal à l’effigie du Burgenland et se présente comme étant policier. Il nous explique qu’il est interdit de camper là et vérifie nos identités. Son supérieur arrive rapidement et nous confirme en anglais que nous sommes obligés de décamper maintenant. Ils nous montrent des photos de cerfs et de sangliers, insinuant que ces animaux pourraient constituer une menace… La réalité semble plutôt être que nous sommes en période de chasse et que des hommes risquent de nous mettre en danger en tirant sur ces bêtes sauvages.

Bref. Nous obtempérons rapidement ; la nuit tombe. Branle bas de combat général pour replier les tentes, installation des lumières sur les biclous, recherche du prochain camping qui, heureusement, se situe à 4,5 km. Les filles sont un peu chamboulées mais très à l’écoute. Nous avons froid, tous les quatre, à pédaler de nuit… Un supermarché “Billa” se trouve sur notre route. L’oasis des temps modernes! Nous y faisons une pause pour acheter compulsivement quelques consolations : des apéritifs et un livre de collection d’images. Les filles sont trop heureuses d’avoir ce cahier “Billa” dont elles collectionnent les autocollants à chaque passage en caisse depuis l’Allemagne. Sans aucun doute, elles l’ont amplement mérité !

Nous arrivons au camping un peu après 19h. Joseph, le gardien, nous y accueille très gentiment. Nous sommes ses seuls clients. D’habitude, nous sommes presque couchés à 20 h. Nous ne souffrons pas tellement du froid. Mais là, il fait 6 degrés dehors et il faut bien manger pour reconstituer nos forces. Les pâtes à la bolo sont vite englouties. Vite, au lit ! Vivement demain que le soleil revienne !

En dehors de cette mésaventure qui restera parmi nos pires expériences de camping sauvage avorté, nous avons passé une superbe semaine entre l’Autriche et la Hongrie. Nous avons fait de très belles rencontres et chacune d’elles fut reçue comme un cadeau !

Il y a d’abord eu Szanett (Jeannette), une vigneronne originaire de Sopron, en Hongrie. Nous avons bivouaqué dans ses vignes autrichiennes, testant par hasard son concept de cave enterrée en libre service. Nous sommes impressionnés par la confiance qui règne ici… C’est inspirant ! Ravie de notre retour enthousiaste matinal, Szanett, venue pour vérifier ses stocks, nous offre une bouteille de sa production, un délicieux Merlot que nous dégusterons plus tard. Il faut quand même pédaler !!

Un autre soir, après avoir défié de sacrés reliefs, nous avons fait la connaissance de Judith et de son fils Daniel, 10 ans. Nous plantions les tentes derrière le stade de foot, ils cueillaient de l’herbe pour leur lapin. Francophone, Judith a reconnu notre accent. Elle nous a invités à prendre le café chez elle le lendemain matin. Les enfants ont réussi à contourner la barrière de la langue et à jouer tous les trois. Nous avons parlé français autour d’un bon gâteau aux pommes et à la canelle. De quoi affronter les prochaines montées !

Le même jour, alors que nous admirions un château byzantin entièrement rénové, un homme est sorti de chez lui pour observer nos vélos. Très accueillant, Franz nous a invités à boire un verre avec sa femme et son fils. On a fini par pique niquer à 15 h ce dimanche là ! Mais nous sommes repartis avec un trajet conseillé vers les thermes de Stegersbach.

Bains chauds intérieurs et extérieurs, toboggan, jaccuzi, courants circulaires. Trois heures à buller en mode “luxe, calme et volupté”. Voilà pourquoi nous ne jugions pas nécessaires de reprendre une douche aujourd’hui !!

Cet après-midi, nous attaquons une vallée qui nous mènera dans 50 km en Slovénie. Dernier pays avant l’Italie… Le soleil est toujours de la partie. Même s’il fait froid à l’ombre ou le soir, nous ne pouvons que nous sentir chanceux ! Les filles ont des mollets et un moral d’acier. Elles nous donnent chaque jour une leçon de courage incroyable.

One Thought on “Das ist Abenteuer!”

  1. Thomas on 14/10/2026 at 13:27 said:

    Ca fait bien envie tout ça. Et bravo les filles pour garder le sourire au moins pour les photos (en coulisse on sait pas) !
    Bisous la famille.

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